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CARNET DE NOTES

20/07/2025

« On nous gouverne avec du papier, pas avec la justice »

Françaises, Français,

Vous vivez dans un pays qu’on dit démocratique, républicain, souverain. Mais la vérité, c’est qu’on vous gouverne avec du papier.

La Constitution ? On s’y réfère comme à un texte sacré. Le « bloc de constitutionnalité » ? On en parle comme d’une garantie suprême de vos droits. Mais moi je vous le dis : tout cela est devenu une armature vide. Une façade juridique derrière laquelle on camoufle la soumission du peuple.

Oui, il existe des droits, des principes, de belles déclarations. On vous parle de liberté, d’égalité, de souveraineté nationale. Mais à quoi servent-ils, ces principes, quand la réalité les piétine chaque jour avec la bénédiction du Conseil constitutionnel ?

On a constitutionnalisé le silence. On a légalisé l’impuissance. Car voyez-vous, ce n’est plus le peuple qui est souverain — c’est le droit. Mais un droit sans conscience, sans courage, sans peuple.

Et ce droit, aujourd’hui, protège davantage l’ordre établi que la justice. Il sanctuarise les institutions, mais jamais la vérité. Il vous dit ce que vous avez le droit de dire, où vous avez le droit de manifester, à quelles heures vous avez le droit de vous indigner.

Et pendant que vous attendez que le Conseil constitutionnel vous autorise à vivre, le réel vous écrase.

Quand l’État viole ses propres promesses, quand la Constitution elle-même devient l’alibi de l’inertie, alors ce n’est plus une démocratie, c’est un rituel de façade.

Ne vous y trompez pas : l’injustice bien rédigée reste de l’injustice.

Un article de loi peut tout à fait couvrir l’oppression, tant qu’il est bien numéroté.

Mais la justice, la vraie, ne se codifie pas — elle s’éprouve.

Elle naît dans la conscience de ceux qui refusent de plier.

Elle s’impose non par la procédure, mais par l’exemple.

Alors je vous le dis : quand la Constitution protège un système injuste, désobéir devient un devoir républicain.

Ne croyez pas que vous devez obéissance à des textes qu’on vous a imposés sans vous entendre.

La Constitution de la Ve République n’est plus un contrat : c’est un verrou.

Un outil de gouvernance verticale qui a vidé le suffrage universel de sa substance.

Elle concentre le pouvoir, elle écarte le peuple, elle habille la résignation d’un costume juridique.

Et le pire ? C’est qu’on vous dit que vous êtes souverains.

Mais où est la souveraineté populaire quand un Président, élu par défaut, gouverne par ordonnances, bâillonne le Parlement, et signe des traités sans mandat populaire ?

Votre voix ne vaut rien si vous ne vous en servez pas contre ce qui l’étouffe.

Stress social

Stress fiscal

Stress sécuritaire

Alors, que faire ?

Refuser. Se soustraire. Désobéir.

Non pas dans la violence, mais dans l’intégrité.

Cessez de jouer le jeu d’un pouvoir qui ne vous respecte plus.

Ne soyez plus la caution morale d’un système qui vous nie.

La vraie souveraineté ne viendra pas d’un amendement. Elle viendra du moment où des hommes et des femmes décideront que leur conscience est plus haute que le Conseil constitutionnel.

Je rêve d’un peuple qui n’attend plus l’autorisation d’être libre.

Ce pays n’est plus souverain.

À vous de le redevenir.

Merci.

Nous n’avons pas les vies que nous croyons avoir eues.

13/07/2025

Article 16 de la Constitution

Version en vigueur depuis le 25 juillet 2008 – art. 6
Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés (1) d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Il en informe la Nation par un message.

Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

Le Parlement se réunit de plein droit.

L’Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.

Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée.

(1) : Cet article fut originellement publié avec une faute d’orthographe. Le terme  » menacés  » devrait en effet s’écrire  » menacées « .

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000019241008

12/07/2025

La lucidité radicale face à l’oligarchie déshumanisée

« Une oligarchie, méprisant la vie, méprisant l’humain, ivre de puissance et de pouvoir, probablement entretenue dans cette dynamique-là par une pédagogie, une éducation transgénérationnelle extraordinairement brutale, d’une sorte de grimace de ce que sont les rites initiatiques, mais aboutis à ce que ces gens-là n’aient aucune maison, n’aient pas de réalité au fond dans laquelle vivre, n’aient pas d’utérus dans lequel se réfugier, n’aient aucune possibilité de prétendre à l’amour jamais, et se retrouvent à penser qu’ils sont eux-mêmes la matrice du monde. »  Louis Fouché

https://www.youtube.com/@politoscopeTV

Nous ne sommes pas ce que nous croyons être.

03/07/2025

Prospecter, c’est proposer un service, pas se vendre

Prospecter, ce n’est pas quémander. Ce n’est pas non plus chercher à convaincre à tout prix.
Prospecter, c’est partir du principe que ce que l’on propose peut aider quelqu’un, vraiment.
C’est tendre la main, pas forcer la porte.

Mais pour le faire avec justesse, il faut mettre l’ego de côté.
Il y aura plus de silences, de “non merci”, ou d’absences de réponse que de “oui”. C’est normal. Ce n’est pas un rejet de vous, c’est juste que ce n’est pas le bon moment, pas la bonne personne, ou pas le bon besoin.

La clé, c’est d’être persuadé de la valeur de ce que vous offrez, tout en acceptant que cela ne conviendra pas à tout le monde.
Et ça ne diminue en rien la valeur de ce que vous proposez.

La prospection devient alors un acte simple, respectueux, presque généreux :

Je pense pouvoir vous rendre service. Si ce n’est pas le cas, je vous souhaite tout de même le meilleur.

On n’est pas là pour plaire à tout le monde.
On est là pour être utile à ceux qui en ont besoin.
Et ça change tout.

02 /07 /2025 

Carnet de transition

Des mots pour passer, pour transmettre, pour voir autrement.

Ce blog est un carnet. Pas un journal intime, mais un espace vivant où je dépose des éclats de vie, des réflexions, des ressources, des histoires.
Je suis en transition.
Professionnellement, j’ai quitté l’agitation pour la transmission : j’offre du mentorat, de l’aide à la correction, et surtout du temps, librement donné, à qui en a besoin.

Mais il y a une autre transition, plus intime, plus silencieuse : je perds la vue. Et dans ce passage-là aussi, j’apprends. À voir autrement. À écouter plus finement. À ralentir sans renoncer.

Ce Carnet de transition, c’est le lieu où je tisse tout cela.
C’est un espace pour dire, partager, parfois se livrer.
C’est un endroit où la vie continue, même quand elle change de forme.

Si tu passes par ici, prends ce que tu veux. Laisse ce que tu peux.
Tu es le bienvenu.